Les Tréteaux du Parvis fêtent leurs 20 ans avec un programme-marathon extraordinaire : 4 spectacles invités, une création de la Troupe, Carnaval, la Fête nationale, une réception officielle, un voyage dans le Piémont et … 2 lotos ! Il s’agit de fêter démontrer au long de cette année que le le dynamisme et l’esprit d’ouverture de la troupe fondée en 1984 reste intact 

Les 4 spectacles invités prouvent, si besoin est, la variété des genres abordés par le théâtre amateur. 

En ouverture de saison, les 6 et 7 février, Sarah Barman, humoriste agaunoise, nous offre son tout dernier spectacle Elles tombent … . 90 minutes de pur bonheur et de rire !

Un immense succès à la hauteur du talent de l’artiste qui trempe volontiers sa plume dans l’encrier de son passé.

Le 26 mars, Le P’tit Zeste de Monthey présente Abri-Bus, «comédie» policière de Lise Martin. Le talent de trois acteurs sert à merveille cette pièce noire dont l’atmosphère lourde distille le malaise du spectateur confronté au problème de la maladie psychique, de l’alcoolisme et de la violence. Une pièce dure … une pièce dérangeante … Du tout bon théâtre !

Le 30 avril, c’est au tour du Cercle théâtral d’Hérémence de venir sur la scène du Roxy pour y donnerMoi, mais en mieux , une superbe comédie de Jean-Noël Fenwick. Un triomphe ! La représentation se joue à guichet fermé et le public est conquis par la magnifique prestation de cette troupe amie. L’intrigue est déjantée à souhait et le rire au détour de chaque réplique. Pas une minute de repos pour les zygomatiques dans ce tourbillon de situations cocasses.

Du 19 au 29 mai, Les Tréteaux du Parvis présentent Cabaret 04 (cf photos), une création spécialement conçue pour ce 20ème anniversaire. Le projet est aussi original qu’ambitieux : demander à des auteurs agaunois d’écrire des textes qui seront ensuite présentés sous forme de cabaret.

Deux ans de réflexion, de démarche, de choix parmi les textes proposés auront conduit à un spectacle conjuguant humour, tendresse et nostalgie. Emmanuelle Es-Borrat, cheville ouvrière, metteure en scène, véritable «couturière» a su créer un magnifique patchwork de textes très différents dans leur écriture et dans leurs genres. Les auteurs agaunois ont la surprise de voir leurs textes mis en scène et même pour certains mis en musique grâce au talent et à la générosité d’Olivier Mottet, chanteur et musicien agaunois qui offre à la troupe plusieurs chansons de son répertoire. Le public accourt et en redemande, surpris et émerveillé de découvrir des auteurs agaunois au talent caché.

Le 27 novembre, pour clore la saison théâtrale, Les Tréteaux du Parvis … de Cossonay viennent en amis présenter Danser à Lughnasa , de Brian Friel. Cette magnifique pièce plonge le spectateur dans la campagne irlandaise d’autrefois avec ses légendes, ses croyances et sa morale. Des personnages au caractère bien trempés campés par des acteurs au jeu très nuancés font le succès de la représentation.

Entre les spectacles, la Troupe n’a pas chômé ! Pour le cortège de carnaval, le 22 février, les membres de la troupe se transforment en médecins de Molière . Une journée inoubliable où tripes et bonne humeur étaient au rendez-vous.

En plein été, le 31 juillet, Les Tréteaux du Parvis réussissent le pari ambitieux d’assumer l’organisation de la Fête nationale. Ce n’est pas une mince affaire pour une petite société d’assurer le bon fonctionnement et l’animation d’une bastringue nécessitant une cinquantaine de bonnes volontés. Heureusement, les amis des Tréteaux se mobilisent. Vêtus d’un T-Shirt rouge et blanc spécialement conçu pour l’événement, tout le monde consacre de nombreuses heures de travail à la réussite de la manifestation.

7 septembre 2004 : 20 ans jour pour jour après la fondation de la Troupe, une réception aussi décontractée qu’officielle réunit autorités civiles et religieuses, personnalités théâtrales et amis des Tréteaux du Parvis. Sarah Barman, une fois de plus, anime la soirée.

Par le hasard du tirage au sort, la société bénéficie de deux lotos durant la même saison théâtrale. Deux lotos géants qui, bien que similaires en tous points, connaissent des fortunes opposées puisque, le 11 janvier, premier dégage un joli bénéfice alors que, le 24 octobre, le second se solde par un déficit !

Cette année de jubilé et son programme surchargé ne peut se terminer sans un grand coup de chapeau à tous les membres des Tréteaux. En guise de remerciement, presque tous les membres s’accordent trois jours de détente dans le Piémont. Du 30 octobre au 1er novembre, gastronomie, œnologie et amitié font bon ménage ! Chacun en revient redynamisés, prêt à repartir pour la Revue 2005 qui pointe déjà le bout de son nez.