En 2007, les Tréteaux du Parvis, qui ne se laissent jamais enfermer dans un seul style de théâtre, ont fait le pari de miser sur une pièce pas forcément facile d’accès, mais bigrement originale: Sous les yeux des femmes garde-côtes, de Pál Békés, a peut-être dérouté certains spectateurs, mais le nombreux public du Roxy a su apprécier la magnifique interprétation des acteurs, mis en scène par René-Claude Emery. Pour la saison suivante, la troupe a décidé de porter son choix sur une pièce plus populaire… Mais c’est encore de la musique d’avenir, comme dirait Alain Morisod.

Toujours prête à monter au front – et à la montagne – la troupe a reconduit sa collaboration avec l’Académie de police de Savatan :exercices de prises d’otages et de hold-up ont engagé plusieurs comédiens des Tréteaux, qui ont donné du fil à retordre aux futurs policiers, tandis qu’au début de l’année, des «couples de fiction» ont joué des scènes de ménage dans le cadre des examens pratiques, sous l’œil intransigeant – et parfois médusé – des experts incorruptibles.

Hors théâtre, Les Tréteaux du Parvis sont présents dans la vie culturelle et associative. C’est avec sa plume que Sandrine Pochon, membre fidèle du groupe, s’est distinguée en remportant le Prix Fémina Mont-Blanc 2007, saluant sa magnifique nouvelle publiée dans le magazine «Fémina». 

Mais l’appel des planches reste la priorité des Tréteaux. Dès l’automne, plusieurs comédiens ont pris part à des cours de théâtre internes, animés par Sarah Barman, choisie pour mettre en scène la pièce qui sera présentée au printemps 2008. De quoi faire un casting d’enfer prêt à évoluer dans le monde étrange de la voyance.